LES 10 ERREURS DU CHANTEUR SPONTANE DEBUTANT

 les 10 erreurs du chanteur spontané débutant

En me basant sur mes propres erreurs, j’ai dressé une petite liste de ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on se lance dans le chant spontané !

Le BONUS consacré aux «Bonnes pratiques du Chanteur spontané débutant » vous explique en détails quelles solutions mettre en œuvre pour remédier à ces erreurs. Evidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Et j’avoue que si j’applique à peu près ces consignes en chant spontané, ça devient un peu plus compliqué pour interpréter du lyrique !

 

1. Chercher à faire forcément « Beau », « Gentil », « Poli »…

Franchement, si le chant spontané doit entrer dans des cases standards, autant reprendre des chansons toutes faites. Ou chanter en play-back. Non, là ce que nous cherchons, c’est à « faire monter votre voix » pour que vous puissiez vous exprimer vous, dans tous vos états. Donc, si vous voulez toujours chanter « Beau », « Gentil », « Poli » (& « Tiquement correct » !), vous passerez à côté de votre voix et surtout de votre Être. C’est un peu comme l’histoire d’exploiter juste un infime pourcentage de son cerveau… Et d’ailleurs, il est fort possible que les deux soient liés… Bien sûr, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Le beau, l’esthétique, disons l’harmonie et la musicalité, c’est inspirant et vibrant. Mais comment savoir quel « Beau » nous pouvons créer si nous n’avons jamais pu explorer toutes les coulisses de nos voix par peur de ce qui pourrait en sortir ?

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2. Chanter sans plaisir

Le plaisir, c’est LE moteur de l’affaire. C’est le volant de la voix, l’indicateur de la direction à lui faire prendre A CHAQUE NOUVELLE SECONDE. Il ne s’agit pas d’une fin, mais plutôt d’un moyen. Le plaisir est un moyen pour aiguiller le chant vers les profondeurs et les hauteurs de nos mondes inexplorés. Notez que le plaisir n’est pas forcément lié au fait de chanter « l’amour, la joie, le bonheur… » On peut prendre aussi énormément de plaisir à s’autoriser enfin à chanter sa colère !

 

3. Se comparer

Lorsqu’on entend un chant qui nous inspire, on aimerait pouvoir en faire autant. Et là notre petit mental bavard commence à nous dire qu’on n’est pas vraiment à la hauteur, qu’on n’arrivera jamais à en faire au moins le quart de la moitié, et blablabli et blablabla. Du coup, on se met une pression énorme. Et cette pression nous rend aveugle et sourd à une vérité cachée : il y a en chacun de nous une dimension « supérieure» reliée au savoir-être et au savoir-faire. Malheureusement depuis notre enfance, nous n’avons pas arrêté d’ajouter des couches et couches par-dessus ce trésor (éducation, normes, enseignements…) que avons fini par noyer… C’est pourtant en contactant notre dimension supérieure, notre Essence unique, irremplaçable et inimitable, que notre voix pourra prendre véritablement son envol. Alors, pour nous motiver, continuons à admirer ceux qui nous inspirent, mais cessons de nous comparer, puisque nous sommes chacun… incomparables.

 

4. Chanter de l’extérieur

Il s’agit là du fait de chanter en étant, en quelque sorte, dissocié. C’est une forme d’évitement. Pour une multitude de raisons, on a peur de s’impliquer totalement, de contacter des choses inconnues ou jugées inquiétantes. Du coup, on verrouille l’intérieur et on sort de soi. On chante avec la tête, sans être connecté à l’ensemble de notre être, et notamment le bas du corps. Mais quitte à se servir de notre tête, souvenons-nous plutôt que, quand il y a une Connexion, notre chanteur intérieur nous montre le chemin et la voix suit… la voie.

 

5. Avoir peur du regard (et de l’écoute !) des autres

Evidemment, quand on commence à explorer sa voix, ça fait des couic, des couac, des échos de poulailler et des canards timbrés… Une des grandes difficultés, c’est de devoir assumer cela à la face du monde quand (et si) d’aventure quelqu’un nous entend. Combien d’efforts m’a-t-il fallu avant d’oser ouvrir la bouche en public et même, m’entraîner à chanter chez moi lorsque je savais qu’on pouvait m’entendre depuis la rue. Eh bien vous savez quoi ? On s’en fout ! Et si les « autres » ne sont pas contents, c’est pareil ! Ah quel bel exercice de vie que cela !!! Oser chanter et être entendu… que de répercussions sur tout le reste… Ca décoiffe un peu il faut dire… Et tant pis pour le ridicule, s’il se présente. Un peu d’autodérision ne nuit pas.

 

6. Trouver des excuses pour ne pas se lancer

Quand on parle de chant spontané, c’est quand même super inquiétant. Pas de préparation, pas de sécurités, et hop, tu ouvres la bouche et tu chantes… Alors bon, ça fait beaucoup de paramètres à gérer à la fois tout ça : « Qu’est-ce que je veux exprimer ? Qu’est ce que je vais chanter comme air ? Sur quel rythme ? Avec quelle voix ? Quelles intonations ? Et puis, quelles paroles ? Etc, etc. »
Du coup, on aurait bien tendance à préférer un bon petit évitement paresseux ou une migraine opportune ! Eh bien non, ce n’est pas une raison pour ne pas se lancer… Dans un premier temps, on parle de se lancer tout seul, bien sûr (enfin quoique !)

Bref : tu inventes deux phrases simples dans une langue imaginaire (au besoin tu prends un ami imaginaire mais tu le dis pas à ton psy) et tu la claironnes sur tous les tons dans tous les coins de ta maison… avec une joyeuse humeur inégalée auparavant… Oups, une fois n’est pas coutume, pardon pour le tutoiement, c’était spontané !

 

7. Vouloir faire compliqué

Le fait de s’entraîner à chanter une même phrase simple d’innombrables façons permet d’explorer la voix et, à terme, de ne pas s’enfermer dans des automatismes qui font qu’on chantera en boucle toujours la même chose. C’est l’axe d’exploration de la voix. Ensuite, dans la foulée vient le choix de la mélodie : retenez, parmi vos variantes déchaînées, une mélodie qui vous plaît et approfondissez-la, sans trop chercher à la tarabiscoter (sauf en cas d’envolées irrépressibles, évidemment ! On n’est quand même pas là pour souffrir !)
Je veux juste dire que vous n’êtes pas obligés de chanter des choses compliquées pour prendre du plaisir. Ca peut être très simple et magnifique. Donc, pas de pression dans la création !

 

8. Forcer sa voix

Ce n’est pas parce que vous pouvez vous autoriser absolument TOUT avec votre voix (votre propre limite étant l’imagination) que c’est une raison pour la FORCER (votre propre limite étant alors votre constitution physique et votre technique). Des cordes vocales, ça se chouchoute ! Et quand on a mal, c’est la plupart du temps parce que le geste vocal n’est pas correct. Vous pouvez suivre des cours individuels si vous sentez que cela est nécessaire, ou vous pouvez adorer chanter sans avoir envie de vous former. Car, quoi de plus naturel que le chant, en fait ? Mais quel que soit votre objectif, surtout, surtout, restez doux envers vous-même… On n’est pas dans le concours ni le résultat, là. On est dans le plaisir de s’ouvrir à soi et au monde via la magie de la voix. Et la curiosité d’en découvrir des applications pratiques… Nous verrons néanmoins par quels moyens concrets éviter de forcer.

 

9. Etre stressé

L’instrument du chant, c’est le corps. Ce qui en fait un outil particulièrement sensible, car soumis à toutes les variations internes et externes du moment présent. Et l’on chante avec TOUT le corps, je dirais même TOUS LES CORPS : physique, mental, émotionnel, « transcendantal »… Ces différents corps sont, chacun à leur façon, affectés par le stress.

Et :

STRESS = tension → manque de souplesse et de respiration→ fermeture → mort du cygne (= blague débile)

Tandis que :

RELAXATION = détente → souplesse → ouverture → vibration→expansion (= envol du cygne, eh, eh !)

Il existe de nombreuses techniques pour améliorer la qualité de relaxation des différents corps pour libérer la voix spontanée. En attendant de les découvrir, prenez une petite pause tranquille avant de chanter et détendez chaque zone en respirant calmement.

 

10. Oublier de respirer et de se taire

Ce que l’on appelle « respiration », c’est une ouverture, une dilatation intérieure tranquille dans laquelle l’air vient prendre sa place. L’air est ensuite dirigé consciemment vers les résonateurs de la tête en passant d’abord par les cordes vocales, ce qui a pour effet de produire un son. Le diaphragme notamment joue un rôle fondamental dans la conduite de l’air, qui est aussi soutenue par de nombreux muscles du bas du corps et les côtes.
Retenez pour l’instant que la respiration, c’est l’archet des cordes vocales. Donc, sans respiration, pas de son ou bien de qualité moindre, et pas de dynamique non plus. Alors, tant que l’air est encore gratuit, pensez à en reprendre souvent et calmement.

Respirer, ça permet aussi de respecter des temps de silence qui nous aident à garder notre concentration, notre Connexion intérieure. Et par effet de contraste, le silence donne de la musicalité et de l’inspiration au chant. Le silence est un soupir de plaisir. Il ne faut pas avoir peur de l’utiliser, alors, pas besoin de faire la course !

 

Pour conclure :

Sauf raisons médicales, tout le monde a une voix et est capable de s’en servir. Dans un premier temps, les 10 erreurs du Chanteur spontané débutant ne concernent pas tant des aspects techniques, qu’une façon d’être. De ce que j’en ressens, c’est le manque de Connexion à soi qui est à l’origine de tous les maux. Ensuite, bien sûr, il y a beaucoup d’autres aspects, par exemple, l’oreille, l’expérience, la musculatureMais si l’Essence n’y est pas, on aura beau avoir l’oreille, l’expérience et les muscles, etc, etc, on ne sera pas différent d’un zombie ou d’un robot à chanter. Et sous les paillettes, c’est qu’il y en a des robots à chanter !

 

En résumé, les 10 erreurs du Chanteur spontané débutant :

  1. Chercher à tout prix à faire « Beau »
  2. Chanter sans plaisir
  3. Se comparer
  4. Chanter de l’extérieur
  5. Avoir peur du regard des autres
  6. Trouver des excuses pour ne pas se lancer
  7. Vouloir faire compliqué
  8. Forcer sa voix
  9. Etre stressé
  10. Oublier de respirer et de se taire

 

Pour savoir comment dépasser ces erreurs courantes, téléchargez le BONUS consacré aux Bonnes pratiques du Chanteur spontané débutant (Conseils pour démarrer Heureux, tout en se faisant du bien !)

Si cet article vous a été utile, laissez-moi vos commentaires ! Merci !

Bonne pratique !

 

Photos : Serge Papin / MD Photos

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