QUI SUIS-JE ?

 

 

marie armelle bénédicte chant spontané

 

 

Musique… vous avez dit Musique ?

La musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé à apprendre le piano et le solfège à l’âge de six ans. Par la suite, je me suis initiée à divers instruments. L’apprentissage de la technique vocale est assez récent pour moi (deux ans), et la notion de chant spontané plus encore. Mais c’est cela qui a sonné un nouveau départ… Car aucun “instrument” n’est plus proche ni plus intimement lié à nous… puisqu’il s’agit du corps. Notre corps dans toutes ses dimensions : physique, émotionnelle, mentale, mais aussi transcendantale. Quand on chante, on est tout nu face à l’infini ! Et quand on veut chanter, la technique vocale ne peut se focaliser uniquement sur la dimension du corps physique… Elle doit porter en plus sur les émotions, les croyances, les blessures et la connexion à plus grand que soi.

En cela la spontanéité peut se révéler d’une aide précieuse. L’ancienne thérapeute et la medium que je suis le constate. De toutes les techniques que j’ai explorées pour aider l’être à grandir, c’est bien celle du chant, et notamment le chant spontané, qui, lorsqu’il est pratiqué “en conscience”, m’a paru aboutir à la transformation la plus radicale. Car la vibration peut matérialiser un corps et une vie… et la puissance du son est infinie… Mais cela, beaucoup de chanteurs l’ignorent souvent, malheureusement… Les chanteurs pros ont de la dynamite à l’intérieur d’eux et la plupart du temps, ils ne le savent même pas… Dans ce que j’observe, leur chant se concentre plutôt sur la notion de spectacle, avec la mise en scène d’une dimension artistiquement correcte destinée à atteindre la meilleure des excellences. Mais, sauf exception, la véritable Essence et puissance de leur propre son n’est pas mise en avant. A fortiori lorsqu’ils interprètent ce qui a été écrit par d’autres…

Et puis… la musique est trop souvent formatée dans des dimensions réductrices : des styles, des techniques, des médias, des critères esthétiques, des grands noms de stars, des chiffres d’affaire, de l’audimat, des critiques, des rituels, des intrigues de coulisses… On la coupe en “morceaux” en composant précisément… des morceaux. Ce terme me révoltait quand, enfant, j’apprenais le piano. Et quand on me demandait de jouer un “morceau”, j’avais l’habitude de répondre : “Mais comment donc peut-on se permettre de couper la musique en morceaux ? Moi je ne veux pas jouer de morceaux, je veux jouer LA musique…”

Telle l’eau, la musique s’immisce partout, elle est la vie créatrice qui pénètre, forge et traverse une matière plus ou moins solide qu’elle alchimise… A fortiori lorsque c’est la voix qui la guide. A ce titre, c’est donc bien un vecteur de Magie et de transformation, tant interne qu’externe. Un vecteur aussi d’affirmation, de pouvoir et de liberté... Mais nous y reviendrons dans ce blog…

 

Polyvalences

Il m’est assez difficile de résumer mon parcours parce qu’il est varié et que j’ai du mal avec les “cases”. Mais je peux dire que ma quête a toujours été le développement de l’Être et de la Conscience, loin de toute chapelle et de tout mouvement constitué. Je suis une marcheuse autonome et le resterai. Je ne m’accroche à aucune certitude. Je suis prête à remettre en question mes connaissances. Je ne labellise pas ce que je sais… Je reste ouverte et je partage ce que j’ai pu découvrir à qui le demande et qui cherche une aide ponctuelle sans désir de dépendance. Tout ce que j’ai fait a toujours suivi ce fil conducteur, c’est le fil doré d’une diversité d’expériences… Ma nature de medium m’a permis bien sûr d’analyser les perceptions que j’ai des réalités invisibles et d’établir des relations de cause à effet avec notre monde palpable, tout en reliant entre eux des éléments qui n’ont apparemment rien à voir les uns avec les autres… Mais cela n’est certes pas facile à partager…

Initialement j’ai étudié des langues “exotiques” et les relations internationales à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales. J’ai vécu et travaillé en Russie. Puis j’ai travaillé en France dans les secteurs événementiel, touristique, artistique, culturel, marchand et public. J’ai enseigné la Canne et le Bâton de Combat. J’ai écrit, illustré et publié des livres pour l’Éveilleuse Editions. J’ai eu beaucoup de vies en une seule, bizarrement…

Parallèlement, mon hypersensibilité et mon hyperempathie, encouragées par cette nature de medium, m’ont conduite tôt à la pratique de la thérapie psychocorporelle à l’aide de techniques auxquelles je me suis formée depuis l’âge de 22 ans (parmi lesquelles la sophrologie, le magnétisme, divers massages et approches énergétiques, la méthode Tipi et la communication animale…).

Mais au bout d’un moment, c’est un peu lourd à accompagner toute cette détresse ambiante. Un carrefour récent dans ma vie personnelle m’a fait prendre conscience que j’avais besoin d’un peu plus de légèreté et le chant lyrique est arrivé… Dans un conservatoire d’abord, puis actuellement en cours privés, des cours que j’adore, même si parfois ils ressemblent plutôt à de sympathiques séances de torture ! C’est difficile et exigeant le lyrique mais par chance, un peu déjanté quand même !

 

Technique vocale lyrique et chant spontané

Je me suis mise à suivre des stages de toutes sortes : de l’Opéra au Grégorien en passant par Hildegard Von Bingen, le Baroque, le chant diphonique pour les animaux avec le vétérinaire-ostéopathe Patrick Chêne (!) et le chant spontané… Ce sont les chants diphonique et spontané qui ont produit le déclic que j’attendais… Il m’ont permis d’entrer dans le PLAISIR réel du chant, et dans l’expérimentation intuitive et pratique de la Puissance du son au service de l’Être…

Avant, chanter équivalait à restituer le répertoire appris en essayant de faire le moins mal possible… tout en attendant les “critiques constructives” du professeur pour pouvoir progresser. En courbant légèrement l’échine par appréhension, à cause de mon perfectionnisme mal placé. Et comme mon répertoire était limité, le chant l’était également, tant par sa quantité que sa qualité. En gros, je passais des heures à apprendre quelques mesures pour pouvoir produire au final trois minutes d’un Mozart approximativement concluant.

Depuis que j’expérimente le chant spontané, je peux vivre de l’intérieur le plaisir magique de me connecter à moi-même à un instant T, d’ouvrir la bouche, et sans aucune préparation, d’écouter sortir la mélodie dans une langue inconnue et inventée en temps réel. Les critères de beauté et de “bien faire” passent au second plan, ce qui s’avère extrêmement ressourçant et enrichissant… malgré une aventure risquée mais vivante…

Pour autant, je n’oppose pas la pratique d’une musique écrite à celle du chant spontané. Bien au contraire. J’aime énormément me frotter au répertoire classique : c’est beau, touchant, éminemment technique et j’y ai rencontré des gens formidables… En fait ces approches se nourrissent mutuellement : l’une permet le plaisir de libérer sa propre Essence, l’autre permet la confiance d’acquérir une voix structurée…

Néanmoins, le chant spontané véhicule cette magie particulière de permettre à chaque être de faire monter librement sa propre musique depuis l’intérieur. Pour se l’offrir à soi tout en l’offrant au Monde…

En cette ère d’uniformisation, de robotisation et d’esclavage généralisé, il devient plus salutaire que jamais pour chacun d’apprendre, en toute autonomie, à puiser la force de sa propre Voix pour s’autoriser à improviser et… à en faire bon usage.

 

 

Photos : 1. MAB / 2. Gaïachou

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