UN COURS DE SPONTANEITE

 

 

Aujourd’hui, je vous propose un chant d’un autre type, dont je ne suis pas l’auteure…

 

Je me transforme en “Maître-chanteuse” pour initier ma principale assistante – en l’occurrence ma fille Gaïa de bientôt 10 ans -, à se lancer dans un solo spontané débridé…

Soyons clairs, quand je dis “initier l’Enfant au chant spontané”, je me demande bien Qui initie Qui ! : en matière de spontanéité, nous n’avons pas de leçon à donner aux plus jeunes… Du moins sur le principe… Car un bémol nous guette ici…

En effet, je constate tout de même au fur et à mesure que l’enfant grandit, que l’Education, l’Instruction, la Musique commerciale, la Pub, le culte de l’Image, la Mode… (bref, ces processus de Normalisation qui font qu’un petit Être humain se transforme en Adulte connecté sur un Cerveau Extérieur Unique)… poursuivent inexorablement leur Oeuvre.

C’est à dire qu’à partir de 5-6 ans déjà, tout ce qui a été de l’ordre du “Naturellement créatif”, de la “Source puissamment jaillissante”, commence déjà à s’endiguer, s’étioler, et, la peur de la différence, de la singularité d’être soi, est bien désormais ce qui prend la première place… Alors, l’enfant commence peu à peu à étouffer son essence première… jusqu’à fusionner à la Masse, sans plus trop savoir quel individu il est,  ni quels sont ses besoins…

 

Donc, lorsque je parle “d’initier”, je parle juste de “RAPPELER CONTINUELLEMENT à l’Enfant qu’il porte en lui ce trésor inestimable de “l’Expression de son unicité et de son SON authentique et créateur…” La petite et la grande musique de son âme… L’instrument de sa joie et de sa magie personnelle.

Et je pense, songeuse, à toutes les générations d’enfants sacrifiés, en l’occurrence, Nous, qui progressivement, avons suivi l’exemple de nos aînés bien civilisés en apprenant à nous exprimer dans le monde avec un énorme… bâton dans les fesses (pour rester polie), sous prétexte d’être “comme il faut” ! Sauf que toute cette retenue surfaite… ça n’a jamais donné un monde meilleur ni des gens plus épanouis. Il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder autour de nous pour le constater…

 

Chant de mémoire, espoir !

 

Puissent donc les parents qui s’intéressent à ces sujets chanter spontanément avec leurs enfants et leur apprendre à ne pas oublier leur lumineuse nature… Puissent les mères et les enseignantes réapprendre elles-mêmes, et redevenir les gardiennes de ce Feu sacré…

Ne serait-ce pas une des multiples vocations de la Féminité et de la Maternité : perpétuer la mémoire de ce qui entretient la Vie ? Et ceci, avant même de parler de résultat musical. On est dans quelque chose d’éminemment plus important, là…

Car leur vie durant, ces petits Humains devenus grands, se souviendront de qui ils sont et de quoi ils sont capables en se servant de leur Voix. La “maîtrise” de la musicalité  – qui n’est pas l’objectif premier – se dévoilera – ou pas – au fil de ces processus… Et tout ceci n’empêchera personne de bien s’amuser sans se prendre au sérieux !

Alors voyons plutôt ces 3 vidéos par étape !!!

(Vous noterez au passage la très dynamique collaboration du Grand loup blanc Gandalf…)

 

Première étape : le Parler-Chanter

 

Comme je l’ai déjà évoqué, le langage imaginaire est très pratique pour explorer sa voix, booster sa créativité et se dégager de ses réflexes personnels ou culturels. Apprendre à l’utiliser permet d’acquérir une liberté et une autonomie illimitées dans nos productions vocales/rythmiques, tout en contactant des espaces extrêmement profonds, archaïques ou bien au contraire, très éthérés.

Sans parler de contacter les états émotionnels qui y sont associés !

 

Cette vidéo nous donne plusieurs indications. Entre autres… :

  • Inventer un langage est un processus très naturel
  • Gaïa s’amuse, elle ne se prend pas au sérieux
  • Elle s’étonne elle-même de ce qui “sort”. Elle en joue. Parfois, elle n’en revient pas
  • Elle cherche, elle varie…
  • On sent qu’elle est loin d’avoir tout exploré et tout “donné”
  • On sent bien le peu de frontière entre le langage parlé et ce qui est chanté
  • On lui demanderait de reproduire le même type de son, avec autant de spontanéité et d’authenticité, à partir d’une partition écrite, elle serait stressée de ne pas y arriver, sa voix se serrerait et les sons que l’on entend ici ne parviendraient pas à sortir. Ou alors après des heures de rabâchage et de technique pure… (NB : attention, je ne dis pas ici que la technique n’est pas utile ! Elle l’est !!!)

 

 

 

Deuxième étape : un bon gros loupé rigolo, monnaie courante du chanteur spontané (et du chanteur tout court d’ailleurs, sauf que là, on s’amuse !)

 

 

Troisième étape : le Parler transformé en Chanter, avec mise en scène lyrique et fin tragique !

(comme quand Maman travaille ses morceaux classiques, enfin… qu’elle essaie !)

 

 

Quatrième étape : QUI a envie de regoûter aux joies spontanées de ses 10 ans ?

C’est à vous, les Enchanteurs !!!

 

 

Photo : Kellepics

 

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